Jean-François Comment (1919 - 2002)

La grande aventure de l’abstraction 1962-2002 jusqu’au 11 août

"L’aventure de l’abstraction 1962-2002", dernière partie de la grande exposition rétrospective du Centenaire de Jean-François Comment est présentée à la Halle des expositions de Delémont, JUSQU’AU 11 AOÛT.
Ne la ratez pas !

Du 15 juin au 11 août
Du mercredi au vendredi : 16h-20h ; samedi et dimanche 10-19h
Ouverture sur demande pour les scolaires (gratuité) et les groupes.
Visite commentée par Bernard Comment le vendredi 21 juin à 20h,
le vendredi 9 août à 19h et le dimanche 11 août à 11h

Dès le début des années 1960, Jean-François Comment (1919-2002) s’affranchit définitivement du motif. Le peintre s’attaque à de très grands formats, qu’il met parfois des années à achever. Il utilise le tube, ou plusieurs tubes à la fois, dans des gestes véhéments : les filaments s’agglutinent, s’entrecroisent, dans des teintes sombres.En parallèle, il se lance dans une exploration de la lumière, avec des couleurs vives et explosives. Au moment où il plonge dans l’aventure abstraite, Jean-François Comment développe donc deux polarités. L’une, sombre, empâtée. L’autre, colorée, étincelante. Ce sont les deux rives de son âme, qui vont s’exprimer dans un dialogue constant.
Bientôt, l’univers pictural intègre des formes géométriques récurrentes, comme le cercle ou le triangle. L’artiste fait aussi intervenir des éléments extérieurs : la cendre, la poudre de marbre, des coupures de journaux déchirés.
La symétrie s’impose petit à petit dans les années 1970, avant que le geste ne se libère à nouveau et finisse par composer des sortes d’espaces flottants, presque gazeux, comme c’est le cas dans les triptyques des années 1980, qui comptent parmi les chefs-d’oeuvre de l’artiste. La matière s’allège de plus en plus, d’innombrables couches très fines se superposent, fortement diluées à la térébenthine. Dès lors, la couleur vibre, et semble
parfois sourdre des profondeurs.
Les derniers tableaux sont un jaillissement de lumière, bleue, rouge, jaune, dans une vitalité qui est un pied de nez à la mort.
La Halle des Expositions accueille une soixantaine d’oeuvres sur toile et des oeuvres sur papier, pour rendre compte de quarante ans de création dans l’abstraction (1962-2002).
Le dispositif de présentation des peintures a été conçu par l’architecte et scénographe Patrick Bouchain, et réalisé par Stéphane Schindelholz (addesign, Delémont). Il rompt délibérément avec la tradition de l’accrochage sur des cimaises, pour inscrire le tableau dans l’espace. Ainsi, le spectateur est invité à pénétrer dans une sorte de forêt de tableaux, en hommage à la pratique quotidienne chez Jean-François Comment de la promenade dans les bois, où il aimait parler avec les arbres, les observer, les toucher.
Au fond de la halle, deux cimaises autoportées délimitent un espace à l’intérieur duquel sont exposées les aquarelles. Pour cette technique, qui exclut le repentir et exige une grande maîtrise du geste, le peintre installait plusieurs postes de travail dans son atelier, pendant des semaines, voire des mois, et procédait ainsi par séries.
On ne peut pas tout montrer de Jean-François Comment, tant sa production a été importante. Une sélection très rigoureuse a été effectuée, pour aboutir à cette exposition qui, grâce à la volumétrie de l’espace, privilégie les grands formats : la quête de la lumière si caractéristique de l’oeuvre de Jean-François Comment s’y exprime pleinement.

Scénographie :
Patrick Bouchain, addesign Stéphane Schindelholz

Patrick Bouchain, architecte et scénographe né en 1945, a été conseiller auprès de Jack Lang, puis conseiller auprès du président de l’Établissement public du Grand Louvre (1992-1994). Il a collaboré avec de nombreux artistes contemporains, dont Daniel Buren (cour du Palais Royal, 1986), Sarkis, Ange Leccia, Bartabas, Joseph Kosuth, Claes Oldenbourg, Jean-Luc Vilmouth. Il a été le chef d’orchestre du spectacle des « Grandes roues » sur les Champs-Elysées à Paris dans le cadre de la célébration du passage à l’an 2000 et l’invité du Pavillon français à la Biennale internationale
d’architecture de Venise en 2006. En tant qu’architecte, il a notamment réalisé : l’aménagement du Magasin à Grenoble (1985), le théâtre Zingaro à Aubervilliers (1988), la volière Dromesko à Lausanne (1991), la transformation des anciennes usines LU à Nantes en espace culturel (2000), le musée international des Arts modestes à Sète (2000), l’académie Fratellini à Saint-Denis (2002), la reconversion de la Condition Publique à Roubaix (2003) et la scène nationale du Channel à Calais (2005) dans les anciens abattoirs. Pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels, foncièrement anticonformiste, il pratique une architecture « HQH » (« Haute qualité humaine »), développant des chantiers ouverts au public, la remise en question permanente des normes, et valorisant la maîtrise d’usage. Son activité s’oriente depuis 2009 vers l’application de ces expériences pour proposer des manières alternatives à la production d’habitat social à travers un projet intitulé « Le Grand ensemble » en chantier dans plusieurs villes.

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Conférences et ateliers

Des conférences, visites guidées et ateliers sont organisées pendant tout le Centenaire dans les différents lieux d’exposition :

CONFÉRENCES

Vendredi 21 juin à 20h30 (Entrée libre)
En partenariat avec le Club littéraire jurassien,
Art et paysages de Jean-Pierre Le Dantec
Halle des expositions, Rue Émile-Boéchat 60, 2800 Delémont
Durée : 1h
Jean-Pierre Le Dantec parle de l’Art, des paysages, de l’Histoire et de l’écriture. Il est architecte-urbaniste à Paris.

Samedi 22 juin à 11h (Entrée libre)
Jean-François Comment, le faiseur de lumière.
Conférence de Christine Blanchet
Musée jurassien des Arts à Moutier
Durée : 1h
Peintre de la lumière, Jean-François Comment (1919-2002) poursuit sa quête en se confrontant dès 1959 à la technique du vitrail. Dans la lignée de ses contemporains, Bazaine et Manessier, il inscrit son oeuvre non-figurative dans le renouveau de l’art du vitrail et une recherche spirituelle ancrée dans les préoccupations de son temps.
Christine Blanchet est historienne de l’art et spécialiste des vitraux.

Des tables rondes seront organisées en septembre au Musée de l’Hôtel-Dieu à Porrentruy et au Musée jurassien des Arts à Moutier : dates à venir.

VISITES GUIDÉES

Vendredi 21 juin à 20h, Vendredi 9 août à 19h et dimanche 11 août à 11h : Visite commentée par Bernard Comment de l’exposition "L’aventure de l’abstraction 1962-2002" à la Halle des expositions à Delémont.

Samedi 10 août à 15h : Visite commentée par Bernard Comment de l’exposition "La figuration 1936-1953" au Musée de l’Hôtel-Dieu à Porrentruy.

ATELIERS

En lien avec les gravures exposées, Patricia Crelier animera à la Bibliothèque cantonale, Hôtel de Gléresse, trois ateliers d’initiation à diverses techniques d’impression. Ce sera l’occasion d’observer, de comparer et d’expérimenter.
Sur inscription à partir de 12 ans, 8 participant-e-s par samedi.
Samedi 6 juillet 2019 15h-17h
Samedi 10 août 2019 15h-17h
Samedi 14 sept. 2019 15h-17h
Inscriptions aux ateliers et visites pour les scolaires et les groupes à :
bibliotheque.cantonale@jura.ch ou au 032 420 84 00.

INAUGURATION DE LA PLACE JEAN-FRANÇOIS COMMENT
Le vendredi 30 août à Porrentruy sera inaugurée à Porrentruy la Place Jean-François Comment qui rebaptisera l’Esplanade des Tilleuls.
Un lieu emblématique pour Jean-François Comment, à mi-chemin entre sa maison natale et le lycée cantonal où il accomplit ses études et en hommage à son amour des arbres qu’il a beaucoup admirés et peints.

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Deux expositions thématiques

La grande exposition rétrospective est accompagnée de deux expositions thématiques :

- Livres d’artiste, Jean-François Comment de l’estampe à l’édition, à la Bibliothèque cantonale de Porrentruy
Du 15 juin au 29 septembre
Mercredi - Samedi - Dimanche 14h-17h Hôtel de Gléresse - Porrentruy
Cette exposition présente les projets et étapes de deux livres d’artiste, "La vie lente" avec Hugues Richard (1965) et "Liberté" avec Alexandre Voisard (1970). Une soixantaine de linogravures, lithographies et aquarelles. L’ensemble de ces documents de l’artiste fait l’objet d’un don de la famille Comment à la Bibliothèque cantonale.

- Voyages à la Fondation FARB à Delémont
Du 21 juin au 11 août
Vernissage le vendredi 21 juin à 18h
Vendredi 17h-19h / Samedi 10h-12h et 15h-18h / Dimanche 15h-18h
Rue de Fer 8, Delémont
Cette exposition présente les dessins, aquarelles et petits tableaux de voyages (Paris, Sud de la France, Bordeaux et Pays basque, Espagne, Venise, Grèce, Bretagne, Kenya).

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Exposition rétrospective Centenaire sur 3 lieux

Une grande exposition rétrospective sur trois lieux pour célébrer le Centenaire de Jean-François Comment :

-  La figuration 1936-1953 au Musée de l’Hôtel-Dieu à Porrentruy
Du 15 juin au 24 novembre
Du mardi au dimanche, de 14 à 17 h
Ouverture sur demande pour les scolaires (gratuité) et les groupes.
Visite commentée par Bernard Comment le samedi 10 août à 15 h.
Autre programme de visites et rencontres à venir.
www.mhdp.ch

-  De la figuration à l’abstraction 1953-1962 au Musée jurassien des Arts à Moutier
Du 15 juin au 10 novembre
Mercredi 16h-20h ; du jeudi au dimanche 14-18h
Fermeture exceptionnelle : jeudi 1er août
Ouverture sur demande pour les scolaires (gratuité) et les groupes.
Conférence de Christine Blanchet sur « le rôle du vitrail dans l’oeuvre »
le samedi 22 juin à 11 h.
Autre programme de visites et rencontres à venir.
www.musee-moutier.ch

- L’aventure de l’abstraction 1962-2002 à la Halle des expositions de Delémont
Du 15 juin au 11 août
Du mercredi au vendredi : 16h-20h ; samedi et dimanche 10-19h
Ouverture sur demande pour les scolaires (gratuité) et les groupes.
Visite commentée par Bernard Comment le vendredi 21 juin à 20h,
le vendredi 9 août à 19h et le dimanche 11 août à 11h
www.jfcomment.com

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Le livre du Centenaire

Le livre du Centenaire : Jean-François Comment 100 ans, est paru le 15 juin.

Monographie de 410 pages, avec 7 dépliants
Format : 25,5 x 30 cm
Relié avec jaquette
Impression en 10 couleurs sur papier Munken 150g
dont un bleu fabriqué spécialement au Japon
Textes d’Éric Marty, Bernard Comment, Valentine Reymond, Anne Schild, Gérard Comment.
427 œuvres reproduites (Tableaux, aquarelles, monotypes) et 41 vitraux + Photos d’archives.
Coédition : Fondation Jean-François Comment, Musée jurassien des Arts de Moutier, Musée de l’Hôtel-Dieu de Porrentruy.

PVP : 50 CHF pendant les expositions puis 75 CHF à partir du 21 novembre.

En vente sur les trois lieux d’exposition :
Musée de l’Hôtel-Dieu (Porrentruy),
Musée jurassien des Arts (Moutier),
Halle des expositions (Delémont)
et à la Bibliothèque cantonale (Porrentruy)

et dans les librairies partenaires :
Le pays, Allée des soupirs 2 à Porrentruy
Page d’encre, Chemin des bats 4 à Delémont
La Vouivre, Gruère 6 à Saignelégier
La méridienne, Rue du marché 6 à La Chaux-de-Fonds
Payot La Chaux-de-Fonds, Avenue Léopold Robert 25 à la Chaux-de-Fonds
Payot Neuchâtel, Rue du Seyon 2 à Neuchâtel
Lüthy, Rue Nidau 60 à Bienne.

Ou par correspondance en écrivant à centenaireJFC@gmail.com pour le commander. Frais d’envoi 10 CHF.

Toutes les périodes de l’œuvre de Jean-François Comment sont ici restituées, des débuts, vers le milieu des années 1930, jusqu’aux dernières toiles de 2002. On découvre d’abord la période figurative, puis la défiguration progressive, et enfin la longue période abstraite, dès 1961, avec des évolutions marquantes et un allègement progressif de la matière picturale. Les plus grands tableaux, notamment les diptyques et les triptyques, sont reproduits sur des pages dépliantes, pour en restituer toute la puissance. Le défilé chronologique des toiles est ponctué par les séries d’aquarelles (et de monotypes). Au cours des années 1980, l’artiste finit par diluer tellement la peinture à l’huile dans la térébenthine qu’elle devient elle aussi une sorte d’aquarelle, et le champ immédiat de l’expérimentation.

Une sélection exigeante des meilleurs œuvres sur toile et sur papier fournit la matière de ce livre, avec une qualité de reproduction optimale grâce aux techniques les plus innovantes de la prise de vue (André Morin), de la photogravure (PrintModel) et de l’impression (Atar Roto Presse à Satigny).

L’essentiel des tableaux, appartenant à des collections publiques ou privées, a fait l’objet d’une nouvelle campagne photographique pour la circonstance, afin de garantir la plus haute qualité et une encre bleue a même été spécialement fabriquée au Japon pour garantir une fidélité d’impression.

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